« Les Théâtreux » ou la mode de l’anti-mode. Partie 2

Publié le par theatreux

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Coté musique justement, Mako apprécie énormément le mouvement de chanson réaliste, porté par des groupes comme « la tordue » les « têtes raides », « casse-pipe » ou encore « les orgues de barkack ». Plus encore que la musique, ce qu’elle préfère par-dessus tout, c’est d’aller dans des concerts et de pouvoir apprécier l’ambiance festive qui s’en dégage. Elle a quelque fois l’impression d’assister à des bals populaires, tels qu’ils devaient avoir lieu dans le Paname des années 30 : accordéon, valse musettes, humour troupier, accents des faubourgs, ambiance "dockers", pull marins, bérets et bretelles… Tout est là pour contribuer à restituer la magie d’un autre temps. Car pour Mako, les années 2000 sont sombres, tristes, froides et technologiques, impersonnelles et robotiques. C’est pour cela qu’elle met beaucoup d’énergie à apporter un peu de chaleur et beaucoup d’amour à la vie quotidienne, notamment en organisant chaque année des fêtes de quartiers, ou des fêtes de voisinage. Mako adore aller faire son marché en semaine et prend plaisir à « tailler le bout d’gras » avec des vieilles femmes, les appelant "mémé" ou "grand mère". Mako les écoute religieusement, les yeux grand ouverts, peu importe le sujet de conversation (du chien qui fait ses besoins partout, des carottes trop chères, du temps qu’il fait) car Mako sait que derrière ses sujets de conversations futiles, se cachent les secrets de femmes qui ont vécu, qui ont connu des guerres et des moments difficiles.

Sur les marchés, Mako aime aussi à faire rire les enfants qu’elle rencontre. Il faut dire qu’elle a toujours sur elle des balles de jonglage et son diabolo et qu’elle n’est pas avare en pitreries. Elle aime le regard des enfants qui ne trompe pas, et leur parle comme à des adultes, car un « ptit mioche » comprend tout. Le rire d’un enfant est sa plus grande récompense, car elle sait qu’ils sont les seuls à s’exprimer avec le cœur. D’ailleurs, Mako, qui a gardé son cœur d’enfant, aime profondément les gens, et veut le montrer. Elle aime à parler à toutes les couches sociales, et surtout les ouvriers, les gens du peuple, ceux pour qui la vie est rude. Mako s’extasie sur le travail manuel et les artisans, qui « travaillent avec leurs mains, des mains qui sont sources de vie ».


La suite demain !

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